Historique

Pour l’année scolaire 2025/2026, 1600 élèves se sont inscrits dans les cours individuels et les cours collectifs, arrivant à un nombre total de 2100 cours.

Les élèves de Dudelange en fournissent le pourcentage le plus élevé (+40%) suivit par les élèves de Bettembourg (+20%) et de Roeser (+15%), les autres élèves provenant d’autres communes. Ces chiffres confirment que le développe­ment de l’école est resté remar­quable­ment constant à très haut niveau au cours des dernières années. Après avoir connu un essor très spec­tac­u­laire ces 10 dernières années, l’École Régionale de Musique de la Ville de Dudelange se situe depuis lors en 1ère place des écoles régionales de musique du pays.

Après plus de 75 ans d’existence, l’évolution de l’école de musique locale se poursuit sous l’impulsion et le dynamisme de ses enseignants et de ses élèves. L’école a de grandes ambitions dont la principale consiste tout simplement à communiquer à ses élèves l’amour de la musique et de partager avec eux le plaisir de la pratiquer avec passion. C’est de cette façon qu’elle continuera de fonctionner, con­for­mé­ment à l’esprit de ses fondateurs.

Directeurs

Lucien Lambotte (1946-1951)

Lucien Lambotte est né en 1888 à Hodimont près de de Verviers. Après des premières études au Con­ser­va­toire de Verviers, Lucien Lambotte se per­fec­tionne à la Schola Cantorum de Paris et y est diplômé en 1909. Il entame une carrière de compositeur et d’interprète et se produit en Belgique, mais aussi en France, Suisse et Allemagne, avant de se convertir en 1921 dans l’enseignement. Il revient au Con­ser­va­toire de Verviers et y enseigne le piano, l’harmonie, la fugue et le contrepoint.

En 1927, il succède à Victor Vreuls et devient le deuxième directeur du con­ser­va­toire à Luxembourg, un poste qu’il détient jusqu’à être suspendu de ses fonctions puis licencié défini­tive­ment par l’occupant allemand. Après la guerre, Il est remis dans ses fonctions qu’ils assument jusqu’à sa retraite en 1953. 

Il reprend en main l’orchestre du con­ser­va­toire et crée une chorale mixte et se forge une réputation de chef d’orchestre. Il publie divers ouvrages de musique et de pédagogie musicale. Lambotte a laissé quelques 168 com­po­si­tions, des œuvres originales, des tran­scrip­tions et un important corpus de musique légère qu’il a publié sous le pseudonyme Géo Poldy. A partir des années 30, il s’est consacré de ma musique pour chœur et pour orchestres, des com­po­si­tions qu’il a repris dans le répertoire de ses ensembles.

Norbert Hoffmann (1951-1960)

Norbert Hoffmann est né à Dudelange en 1911 dans une famille musicale. Son père, con­tremaître à l’usine, pendant ses loisirs il jouait la clarinette dans clar­inet­tiste amateur dans l’Harmonie municipale et au Cercle symphonique de Dudelange. A l’âge de neuf ou dix ans, il apprend la clarinette et devient aussi membre de l’Harmonie municipale. 

Après avoir terminé ses études scolaires, il travaille à l’usine et rejoint l’harmonie Concordia, l’orchestre de l’usine, d’Schmelze Musik.

Norbert Hoffmann veut approfondir ses études musicales, il étudie la clarinette et de violon au Con­ser­va­toire de Luxembourg et suit des cours d’harmonie et de contrepoint auprès du directeur Lucien Lambotte.

En 1937 il intègre l’orchestre de la musique militaire sous Pol Albrecht. Après les années de guerre, il parfait sa formation musicale au Con­ser­va­toire royal de Bruxelles et donne des cours de solfège à l’école de musique de sa ville natale. Il prend la direction de l’Harmonie Concordia qu’il assume de 1945 à 1954 et il dirige par­al­lèle­ment l’Harmonie municipale de Bettembourg de 1951 à 1960.

En 1960 il prend la relève d’Albert Thorn à la direction de la musique militaire jusqu’à sa retraite en 1971. De 1971 à 1978 il enseigne l’harmonie et le contrepoint au con­ser­va­toire de musique de Luxembourg.

En 1998 Norbert Hoffmann est le premier à se voir décerné le Prix culturel de la Ville de Dudelange.

Norbert Hoffmann s’est aussi fait une réputation en tant que compositeur, qui ne connait pas pour orchestre d’harmonie comme la Rhapsodie lux­em­bour­geoise, le Diver­tisse­ment sur la chanson « D’Margréitchen » de Laurent Menager, les Variations sur une chanson lux­em­bour­geoise (Häm­mels­marsch), ou encore l’opérette Den Här Schro­bild­gen, sur le libretto de René Weimer­skirsch. Son œuvre « Jeunesse » lui a valu en 1963 le Premier Prix inter­na­tion­al de composition du CISPM (Con­fédéra­tion inter­na­tionale des sociétés populaires de musique),

Pierre Cao (1960-1967)
Guillaume Schoen (1967-1979)
François Tommasini (1979-1997)
Adrien Théato (1997-2017)
Bob Morhard (depuis 2017)

Infrastructures

Bâtiment Strutzbierg I (1946 à 1976)

L’école est logée dans le bâtiment de l’ancienne école des filles au centre de la ville. Cette école avait été construite à la fin du XIXesiècle, elle fut exclu­sive­ment réservée aux filles, instruites par les sœurs de la doctrine chrétienne. Elle fut démolie en 1976 pour faire place à une salle de sports et une piscine. La salle du rez-de-chaussée est réservée aux cours de solfège, tandis que les cours d’instruments ont lieu dans les trois salles du premier étage.

En 1947 une plaquette avec l’École municipale de musique a été appliquée sur la façade du bâtiment pour montrer la nouvelle destination du bâtiment.

Pour la troisième année scolaire, le directeur de l’époque Lucien Lambotte demande qu’une deuxième salle de classe soit mise à disposition de l’école de musique pour la classe de solfège. Il s’agit de la salle qui se trouve au rez-de-chaussée et qui communique avec la salle qui est déjà utilisée par l’école de musique.

La salle est équipée d’une quinzaine de bancs é deux place, et d’une estrade avec un tableaux noirs. La porte com­mu­ni­cante entre les deux salles a été capitonnée pour mieux isoler les deux salles et permettre une utilisation simultanée.

Bâtiment Strutzbierg II (1976 à 2007)
CCRD opderschmelz (depuis 2007)